* la filière BOIS.
Seule forêt équatoriale de l'UNION EUROPEENNE, la forêt guyanaise devrait bientôt bénéficier d'un label.
La France a pris des engagements lors du sommet de RIO en 1992, en faveur d'une politique de gestion durable.
Actuellement en phase d'état des lieux, le conseil du PEFC ( Program for the endorsement of forest certification schemes ) a retenu les principes, critéres et indicateurs de l'Organisation Internationale des bois tropicaux et de l'Organisation Africaine des bois.
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L'ONF ( Office National de la Forêt ) et ses partenaires ont constitué un groupe de travail chargé d'adapter ces principes à la Guyane.
L'objectif est d'offrir la garantie d'une reconnaissance internationale, car si la Guyane dispose de marchés naturels avec la métropole et l'Union Européenne, son bois y est quasiment absent.
La forêt guyannaise couvre 7,5 millions d'hectare soit 90 % du territoire, dont 600.000 hectares font l'objet d'un plan d'aménagement. 12.000 à 15.000 hectares sont ouverts à la production chaque année, soit une cinquantaine de nouvelles parcelles annuelles.
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Son exploitation connait cependant de nombreux handicaps qui expliquent en partie une production annuelle limitée à 70.000 m3. En effet, difficile d'accès, elle est très diversifiée même en comparaison avec d'autres régions amazoniennes: 1.200 essences dont 800 recensées et seulement une vingtaine exploitées.
Sa mise en valeur ( inventaire - création des pistes - charges salariales de 60 emplois ONF ) coûte cher: 45 € le m3 en incluant les subventions publiques, soit un coût de revient net pour l'ONF de: 25 € le m3, alors que le prix vendu bois sur pied est à: 11 € le m3.
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Protégé par l'octroi de mer qui taxe à 20% les produits importés, le bois se maintient sur le marché local et assure les 3/4 des ventes.
Mais ce volume ne permet pas de faire tourner à plein ce secteur productif, et parmi les voies explorées figurent la création de produits à forte valeur ajoutée et la valorisation de nouvelles essences afin d'augmenter le prélèvement qui se situe aujourd'hui à moins de 6 m3 exploité par hectare.
Les essences telles '' angélique, gondolfo, grignon franc, goupi et amarante'', représentent 75% du bois exploités. L'usage de ces essences sert à la fabrication d'ossature de charpente - 46% -, la menuiserie - 23% -, les parquets lambris et bardage - 17% -, le mobilier et l'ébénisterie - 7% - la caisserie et l'emballage - 7% -.
[ Dossier réalisé par Inter-Entreprises 06 et 07.2004 ].
** Secteur Industriel
¤ Au 31 décembre 2001,
le tissu industriel de la Guyane se composait de 300 établissements ayant au moins un salarié. Moins de 20 % de ces établissements employaient plus de dix salariés.
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Les industries sont géographiquement concentrées sur l’Ile de Cayenne et la zone de Kourou (respectivement 66 % et 16 %), avec notamment une forte densité dans la zone industrielle de Collery à Cayenne. Les industries de la métallurgie (22 %) et agro-alimentaires (17 %) sont le plus représentées dans ce secteur en Guyane.
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Avec environ 2.447 salariés sur les 17.587 déclarés aux ASSEDIC fin 2000, le secteur industriel employait 14% des effectifs salariés du département. D’après les comptes économiques 1995 de la Guyane, élaborés par l’INSEE, l’industrie représentait 9 % du PIB global et 16 % de la valeur ajoutée marchande brute.
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Selon une étude réalisée par l’IEDOM, l’activité du secteur productif en Guyane a progressé de 12 % en 2000, soit un taux supérieur à celui de la métropole (9 %) et également supérieur aux taux observés dans les autres Départements d’Outre-Mer (8 % à la Guadeloupe, 4 % à la Martinique, et 7 % à la Réunion). La rentabilité du secteur a également progressé avec + 5,2 % pour la valeur ajoutée, +27,8 % pour le résultat brut d’exploitation et +79,3 % pour le résultat net.