MAYOTTE

* L'économie 2006

** 2005 - L'Essor du Tourisme

*** L'Economie en 2005

**** Infos économiques





L'année 2006 est considérée comme dynamique au vu des 3 premiers trimestres 2006.

Les moteurs de l'économie sont le commerce et le gros oeuvre du bâtiment, alors que le secteur industriel s'est montré peu performant, et le secteur reste fragile. Une forte demande des ménages soutenue par un pouvoir d'achat en augmentation et un investissement des entreprises bien orienté sont les témoignages de la bonne orientation de l'activité mahoraise.

Cepandant la balance commerciale est structurellement déficitaire comme la majorité des économies insulaires: 256 millions d'Euros, et l'inflation en 2006 a enregistré une hausse de 2% sur 12 mois.

Dans le cadre du rattrapage progressif des salaires de métropole, la revalorisation du smig au 1er juillet 2006 a porté le salaire minimum à 706,42 € brut par mois, soit 664 € net. Le smig mahorais représente 50,5 % en brut du smig métropolitain et 63 % du net.

La hausse du smig a largement contibué à doper la consommation. Ainsi la vente de biens d'équipements a progressé de 11,7 %, tandis que les dépenses des ménages ont augmenté de 10%, dont 3% en produits alimentaires.

°Regain d'activité du BTP.

La situation dans le gros oeuvre est favorable, car de nombreux chantiers de commandes publiques sont en cours de réalisation, situation confirmée par la progression du volume d'importation de ciment ( + de 9% en un an ).

Le second oeuvre est affecté par l'insuffisance des commandes immobilières privées, malgré les effets de la défiscalisation qui se sont intensifiés en 2006.

°Industrie morose.

Les entreprises spécialisées dans la transformation du bois, des métaux et du plastique, ont vu leur activité seulement redémarrer au 3 éme trimestre 2006 malgré - l'alourdissement des charges d'exploitation liées notamment à la hausse du prix des matières premières dérivées du pétrole - le coût des mises aux normes européennes en matière de sécurité.

De même dans les PME de l'agroalimentaire qui se sont développées dans une logique de substitution aux importations, la hausse des salaires et des charges sociales a dégradé leur compétitivité au profit de celle des importations.

° Commerce moteur.

L'activité commerciale soutenue par le dynamisme de le grande distribution se maintient à un niveau favorable, même s'il s'exerce au détriment des épiceries traditionnelles situées dans les villages, lesquelles disparaissent progressivement.

Les petits commerçants des secteurs alimentaires et des biens d'équipement ont bénéficié de la valorisation du pouvoir d'achat des ménages mahorais.

Les ventes de véhicules neufs ont progressé de 12% en glissement annuel.

°Trafic maritime et aérien.

L'activité portuaire s'est développée en 2006, par les mouvements des navires aux ports de LONGONI et de DZAOUDZI, qui ont progressés de 40 %. Le tonnage des marchandises à crû de plus de 31% sur la même période.

Le trafic aérien augmenté de 2,6%, et le nombre de passagers de (+6,3%) sur les 9 premiers mois de 2006, contre + (19,7%) en 2005.

°Tourisme fragile.

A l'inverse de 2005, l'année 2006 s'est révélée peu favorable à l'activité touristique. Cette évolution de retrouve dans les locations de voitures et l'activité loisirs. Cependant les hôteliers jugent satisfaisant leur taux d'occupation des chambres.

Le secteur va cependant constituer un pôle d'activité majeur dans les proches années, selon l'étude de l'IEDOM

Source: IEDOM 2006.




** Tourisme.

Située entre MADAGASCAR et la côte africaine, MAYOTTE, l'île aux parfums, fait partie de l'archipel des Comores.

Elle est constituée de deux îles principales, Grande Terre et Petite Terre, pour une superficie de 374 kms² émergeant au centre d'un lagon de 1.000 kms². Son climat de type tropical présente deux saisons, celles des pluies de novembre à avril qui correspond à l'été austral, et celle séche de mai à octobre qui est l'hiver austral.

En 2005, l'île de MAYOTTE a accueilli 39.000 touristes
, soit + 20 % par rapport à 2004 - 32.000 touristes -. Plus de la moitié de ces touristes ont visité l'île pour la première fois.

Cependant MAYOTTE se situe loin des autres destinations iliennes de l'Océan Indien, comme MADAGASCAR qui a reçu 280.000 touristes, MAURICE xxxxxxxxx touristes, et LA REUNION 430.000 touristes.

La hausse de cette fréquentation s'explique par la forte croissance du nombre de touristes en provenance de La Réunion qui représentent en effet 58 % des arrivées. Leur nombre a augmenté de 25 % entre 2004 -18.300 arrivées - et 2005 - 22.800 arrivées -.

La France métropolitaine demeure la seconde provenance 29 % des arrivées, avec 11.100 touristes soit + 35 % en 1 an.

Le nombre des touristes en provenance de l'étranger représente les 13 % du solde des arrivées avec 4.900 touristes, lesquels viennent pour l'essentiel des pays voisins, soit les 2/3 proviennent des Comores, 12 % d'Afrique et 10 % de Madagascar.

La première motivation des touristes reste les vacances pour 42 % d'entre eux, le tourisme affinitaire - visite des natifs émigrés à leur parenté ou amis - représente 32 % et le tourisme d'affaires 16 % du flux total.

Un ménage de touristes vacanciers dépense près de 1.000 € au cours de son séjour, dont 40 % pour leur hébergement, 35 % pour leurs loisirs et 25 % pour les achats de souvenirs et cadeaux. Le coût de la desserte reste sans doute un frein au développement de ce secteur économique à haut potentiel qu'est le tourisme.




** Economie 2005

L'économie locale est dominée par le secteur du BTP où tous les corps de métiers sont représentés et son essor résulte d'importants besoins en logements sociaux, locatifs et en équipements publics (écoles, routes,...). L'augmentation des prêts à l'habitat se poursuit, et alimente les carnets de commande.

Les activités de service: sont présentes notamment dans les services informatiques, ceux fournis aux entreprises (nettoyage, analyse technique, publicité, formation,...) les services de santé, les télécommunications,... Ce secteur dynamique emploie près de la moitié des actifs. La taille réduite des entreprises et les débouchés limités les empêchent de bénéficier d'économies d'échelle et d'être concurrentielles à l'exportation.

Le commerce: grâce à l'amélioration continue du pouvoir d'achat des ménages mahorais et l’arrivée importante de métropolitains, est en pleine réorganisation et expansion, avec l’ouverture de magasins à grandes surfaces alimentaires et marchandises générales (CORA, SHOPI, MEGA, HYPER-DISCOUNT…). Mais la plupart des commerces sont encore des " DOUKAS " (petit commerce familial), présents partout sur le territoire.

Les services au public: Electricité de Mayotte (EDM) qui a doublé sa production en 5 ans doit faire face à une demande de plus en plus importante ainsi que le Syndicat des Eaux de Mayotte, France Télécom ou l’opérateur privé de téléphonie mobile (SFR) implanté depuis novembre 2001.

Source: MINISTERE de l'Outremer




*** L'Economie - généralités -.

L’année 2004 a été une étape importante pour les 170.000 mahorais ( population légale) en 2003, peuplant ce petit territoire -375 km²- de l'océan indien, situé entre Madagascar et la côte Africaine, devenu collectivité départementale française depuis 2001:

1) dans le processus de transformation statutaire de l’île dite hippocampe ou l'île aux parfums, car:

->> l’exécutif de la Collectivité Départementale qui était jusqu’alors une prérogative du Préfet a été confié au Président du Conseil Général ; cette décentralisation donne ainsi les pouvoirs aux élus locaux sur les orientations économiques.

2) et aussi dans la transformation des structures de l’appareil productif :

->> par l’installation d’une nouvelle grande enseigne dans le secteur de l’équipement du foyer,

->> par la passation du service public à désormais un opérateur privé, la compagnie française TOTAL, de la distribution des carburants et par la première année d’activité pleine pour cet l’opérateur privé,

->> par la construction du deuxième quai du port de LONGONI,

->> par le début des travaux de l’aérogare modernisée,

->> par la livraison pour la rentrée scolaire de septembre 2004, du lycée de KOUNGOU.

GENERALITES.

Mayotte a un statut particulier lié aux conditions de son maintien dans l'ensemble français à la suite de la séparation des Comores en 1976.

Elle était depuis lors, une collectivité territoriale de la République Française, et depuis le 13 juillet 2001 l'île dispose d'un nouveau statut de collectivité départementale.

53% des mahorais ont moins de 20 ans, puis la tranche d'âge de 20-39 ans représente 32% de la population, 11,50% pour les 40 à 59 ans et 3.50% pour les 60 ans et plus.

ELEMENTS sur l’activité économique.

Le PIB annuel par habitant est de 3.250 € soit le plus faible de tous les territoires îliens français.

A) CHOMAGE:

Au 31.12.2004, 13.097 demandeurs d’emploi de nationalité française et étrangers en situation régulière, étaient inscrits à la DTEFP dont 25 % d’entre eux environ, ont moins de 25 ans.. Le taux de chômage à diminué de prêt de 2 %, mais continue de frôler les 30 %. Les femmes sont toujours majoritaires ( 66 % des chômeurs ).

B) PRIX et SALAIRES:

L’ année 2004 marque une reprise de la hausse des prix ( + 3,5 % ) due à celle des produits alimentaires dont les produits frais et les poissons, et à celle des prix des services aux ménages comprenant notamment les hausses des transports et du SMIG.

Le SMIG brut qui s’élève à 588 € environ au 1 er juillet 2004 a été revalorisé de 10,07 % en un an et poursuit son rattrapage vers le niveau du SMIC métropolitain. Compte tenu de l’inflation, le pouvoir d’achat des salariés payés au SMIG a progressé de 8,2 % en 2004.

C) CREDITS:

Les crédits à l’équipement ( 39,6 % de l’ensemble des crédits distribués), les crédits de trésorerie ( 28,8 %) et les crédits à l’habitat ( 20,6 %) marquent une hausse de 33,7 % en un an, et demeurent pour les établissements bancaires, les trois principales catégories de concours à l’économie.

Les prêts aux entreprises sont en légère progression de 5,3 % sur 1 an.

D) EXPORTATIONS:

Elles sont en recul avec un total de 3.9 millions d’euros en 2004.

Les cultures d’exportation traditionnelles sont en régression comme le fleuron de l’agriculture mahoraise, la filière d’essence naturelle « ylang-ylang » qui enregistre une chute de 44,3 % en volume, et la production de vanille qui n’a pas été significative.

Les exportations de produits de la pêche dont l’aquaculture sont également en baisse de 19,7 % par rapport à 2003.

Les deux épisodes cycloniques qui ont touché l’île ont provoqué d’importants dégâts dont le secteur agricole à souffert. Une aide à l’agriculture a été mise en place pour l’indemnisation des dégâts aux cultures, dont ont bénéficiés 6.000 agriculteurs.

E) IMPORTATIONS:

Leur valeur a quadruplé en 15 ans, et affiche une valeur de 206 millions d'euros.

Les produits alimentaires en légère diminution sur 2004, restent le poste le plus important de l’ensemble des importations ( 23 % ), devant le poste des matériels de transport ( + 50 % du fait de nouvelles barges de transport de véhicules entre la Grande et la Petite Terre ) et le poste des machines et appareils avec 35 millions d’euros.

F) TOURISME:

Il a longtemps été bloqué dans son développement par l'absence de capacités d'accueil et par les difficultés de liaison aérienne.

Il a fortement progressé en 2004 du fait notamment des 32.000 touristes venus visiter l’île contre 23.000 l'année précédente. Les réunionnais voisins séjournant sur le territoire représentent 57 % de l’ensemble, dont la moitié en voyages d’agrément. Le tourisme affinitaire est celui qui progresse le plus car ces visiteurs restent plus longtemps et consacrent à leur séjour un budget supérieur à la moyenne.

Conséquence de ces évolutions, le trafic aérien a enregistré une progression du nombre de passagers de près de 14,3 % avec 166.128 passagers contre 149.191 l'an précédent.

Ces chiffres peuvent être comparés aux 228.800 arrivées sur MADAGASCAR et aux 718.800 arrivées à l’île MAURICE.

L’Organisation Mondiale du Tourisme estime que la progression des flux de touristes dans la zone Afrique Subsaharienne est de 1 %, à comparer au taux de 10 % de la croissance des flux de touristes dans le monde en 2004.



NB : En l’état actuel de l’information économique et sociale disponible à MAYOTTE, l’INSEE ne dispose pas à ce jour de la plupart des indicateurs conjoncturels permettant de dresser un bilan annuel complet de la situation économique du territoire.














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