LES COMORES

* Anniversaire 2005




30 ans après leur indépendance qu’elles ont commémoré début juillet 2005, les COMORES sont devenues au fil des années une Union inscrite dans la Constitution. Seule l’île de Mayotte qui faisait partie de l’archipel est restée sous juridiction française.

Mais l’unité est difficile à vivre entre les 3 îles ( Grande Comore - Anjouan - Moheli ) et la pauvreté continue de régner sur 650.000 habitants.

° Histoire récente : l'unité difficile.

L’indépendance proclamée unilatéralement, inaugurait une ère d’instabilité politique épidermique, rythmée par une vingtaine de coups d’état ou de tentatives d’incursions répétées de mercenaires européens, dont le célèbre BOB DENARD.

Le choc politique le plus retentissant a été porté en 1997 par la sécession de l’île d’Anjouan, revenue dans le giron des Comores trois ans plus tard, mais qui garde depuis un caractère particulier.

Cette constitution créant l’Union des Comores et adoptée par référendum en 2001 donne une large autonomie à chacune des trois îles de l’Union, la Grande Comore, Anjouan et Mohéli, mais une lutte d’influence pour le partage des compétences oppose les gouvernements élus des 3 îles.

Naturellement cette instabilité politique a contrarié le développement économique des Comores, et a donné l’image d’un pays à risques pour les acteurs économiques internationaux.

° Aujourd’hui : une pauvreté persistante.

L’Union des Comores fait partie des pays pauvres du Tiers-Monde, avec un PIB par habitant 2002 de 437$ US et une dette extérieure de 267 millions de dollars en 2002,( estimation Banque Mondiale ).

Officiellement, 53 % des ménages vivent sous le seuil de pauvreté, avec les conséquences sur leur état de santé. Un rapport de la Banque Mondiale a établi qu’aujourd’hui la première richesse de l’Union n’est plus la vanille mais … les Comoriens de l’étranger dont les virements entretiennent leurs familles.

Faute d’industrialisation, les Comores continuent de vendre 30 ans après, des produits agricoles bruts ou semi-finis hérités de la colonisation.

Ainsi, la vanille naturelle, l’ylang-ylang qui entre dans la composition de parfums et le clou de girofle, constituent les sources principales de devises ( 90 % des recettes d’exportation ), et sont très sensibles aux fluctuations des marchés.

Ces exportations couvrent 54 % des importations, d’où une balance des paiements chroniquement déficitaire.

Le déficit public se creuse d’année en année, sans compter les arriérés de salaire des personnels hospitaliers ou des enseignants, entre autres.



Source : Quotidien de la Réunion 07.2005










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