* Aides directes aux PME
Dans le cadre de la Délégation de compétences accordée à la CCI Martinique, des aides financées par le Conseil Régional, l'Etat et la Communauté Européenne sont accordées aux entreprises martiniquaises.
L'inscription au Registre du Commerce ou au Répertoire des Métiers depuis plus de 12 mois, une situation financière saine et 20 salariés au maximum sont les conditions essentielles requises.
Les investissements de modernisation, d'acquisition ou d'aménagement de local professionnel peuvent être subventionnés jusqu'à 50 % du coût de l'investissement, sous réserve d'acceptation par le Comité de Programmation et de Suivi.
** A-Marasme du tourisme / B-Crise de la croisière
* Longtemps sans véritable concurrence touristique dans la zone caraîbe, la Martinique et la Guadeloupe ont dû faire face dans les années 1980 à l'émergence de la République Dominicaine et de Cuba, puis d'autres îles de cette zone qui se sont développées plus récemment, présentant des structures hôtelières neuves.
A]- Aujourd'hui les îles françaises véhiculent une image de
destinations '' coûteuses '' et non compétitives en termes de prix par rapport à leurs principaux concurrents de cette zone, lesquels appliquent par exemple des conditions salariales trois fois inférieures à celles en vigueur dans nos îles.
A cette image de cherté, s'ajoute celle d'une
hôtellerie vieillissante, - structures datant des années 1980 - offrant à leur clientèle peu d'activités et de formules variées, notamment le '' all-inclusive''.
Le nombre de visiteurs de séjour dans ''la fleur des caraîbes'' est en petite progression régulière, 484.290 en 2005 contre 470.891 en 2004, 453.160 en 2003 et 446.689 en 2002. La France représente à elle seule 78% du total des visiteurs 2002 soit 349.000, devant la Suisse (1.3%), l'Italie (0.9%), les Etats-Unis et le Canada ( 0.60%) chacun et l'Allemagne (0.4%).
Dans le même temps, le nombre de touristes français en République Dominicaine évoluait de 32.000 à 242.000 visiteurs.
Selon le Comité Martiniquais du Tourisme, la majorité de ces visiteurs vient pour des vacances-loisirs pour 85% d'entre eux, devant le tourisme d'affaires 7.50%, vacances-affaires 4.9% et divers 3.3%.
Leur mode d'hébergement est l'hôtellerie 40.5% [97 hôtels et 4.616 chambres en 2004], appartements et villas loués 27%, résidence chez des parents ou amis 26%. Cependant, le pourcentage d'hébergement en hôtellerie a tendance à diminuer au profit des autres structures d'hébergement.
Les cadres et professions libérales représentent 38% des touristes et les retraités 8%.
* Les raisons de ce marasme sont multiples. La filière tourisme relève d'une inefficience des dépenses de promotion résultant de mauvais choix en termes de marketing. De nouvelles orientations stratégiques sur un plan marketing, différentes de celles choisies jusqu'alors, sont à définir ainsi qu'un nouveau positionnement sur le marché international. La stratégie de spécialisation et de différenciation doit éviter de s'engager pour autant dans une guerre des prix avec les principaux concurrents voisins, qui serait perdue d'avance.
Ces actions devraient restaurer l'image de nos îles, et l'orienter vers celle de destinations axées sur la qualité des prestations et de l'accueil ainsi que la sécurité pour les visiteurs. C'est donc le choix du haut de gamme qui s'impose au lieu de l'image donnée depuis de nombreuses années, de destinations vouées à un ''tourisme de masse''.
Dans ce contexte morose, la réouverture en décembre 2005 du mythique Club Med des Boucaniers de Martinique, entièrement rénové et au top du confort, plus celle prévue pour fin 2006 du Club Med de Sainte-Anne en Guadeloupe, marque une nouvelle ére pour le tourisme de nos îles françaises.
B]- L'évolution de la fréquentation touristique est cependant globalement à la baisse, évoluant de 729.398 visiteurs en 2002 à 680.000 en 2005, du fait de la baisse des filières croisière, plaisance et excursions.
* Alors qu'au niveau international le tourisme de croisière explose,
cette activité est dans le creux de la vague en Martinique, entraînant dans sa chute nombre d'entreprises et d'activités annexes. Le nombre de passagers en escale, soit 90.000 en 2005 contre 200.000 en 2002, se situe au niveau de celui de 1970, et le nombre d'escales - 120 - est équivalent à celui de 1966.
En 2006, 114 escales sont enregistrées. Finis les chiffres records des années 90 avec 678 escales et 420.000 passagers, époque où cette activité représentait 9% de la recette touristique.
En 1985, la Martinique se plaçait en 5éme position des pays caribéens, alors qu'en 2004, elle a été reléguée à la 33éme place. En 10 ans, le nombre de croisièristes a été divisé par 4.5 alors que dans le même temps le marché de la croisière a progressé de 4 à 20 millions de passagers !!!.
Quatre causes apparaissent essentielles à cette situation:
-l'ancienneté du produit.
-son positionnement marketing.
-sa courbe de vie.
-la rentabilité de l'escale, car plus besoin de faire escale en Martinique pour acheter les produits français et notamment ceux de luxe, car on les trouve dans toutes les îles de la Caraïbe et aussi à bord des bâteaux et parfois encore moins chers.
L'escale Martinique n'est rentable ni pour les compagnies maritimes, ni pour la MARTINIQUE.
Les professionnels de la filière vont lancer une étude pour mieux connaitre le monde de la croisière, et prendre rendez-vous avec de grandes compagnies de croisière. Par ailleurs, des actions vont être menées par l'Office du Tourisme sur l'accueil lors des escales de navires de croisières, en même temps que l'embellissement de la ville de Fort-de-France.
Sources: CCI - France Antilles -